Témoignage d’une adepte de l’échange de maison

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Pour célébrer les 200 000 maisons sur GuesttoGuest, nous avons voulu partir à la rencontre des membres les plus remarquables de notre communauté ; et, quelque part près de Montparnasse, nous avons trouvé Monique, 65 ans ; une ancienne attachée de presse, élégante et pétillante, inscrite depuis deux ans sur notre site. Et son histoire d’amour avec l’échange de maison a mal commencé : « *ma première expérience a aussi été la pire ! *» dit-elle en riant.

Sur 400 conversations avec d’autres membres du site, seule une mauvaise expérience : la première !

C’était pour un 31 décembre ; l’envie d’aller à Marseille avec sa petite-fille. Un mail reçu par Guestto**Guest un peu par hasard et, hop ! Monique s’inscrit. « *Echanger sa maison avec celle d’autres personnes le temps d’un voyage, ça correspond à mon état d’esprit mais, avec de parfaits inconnus, c’est compliqué de trouver des dates qui correspondent ». *Le système triangulaire de GuesttoGuest **(gagner des points en hébergeant Monsieur A, et dépenser des points pour profiter de la maison de Madame B) lui correspond davantage.

Avec ses 500 premiers points, obtenus lors de son inscription, Monique décide de tester la maison d’un Marseillais ; mais, une fois sur place, la propreté laisse à désirer et le mauvais goût est partout. « *On est quand même restées, et j’ai pris sur moi pour faire moi-même le ménage, et arranger ce qui pouvait l’être *».

Depuis, Monique a trois règles d’or pour éviter un nouveau faux pas : ne prendre que des maisons vérifiées, choisir des personnes qui ont un taux de réponse élevé, et ne contacter que des profils qui ont des photos. Evidemment, les notes et les commentaires laissés par les autres membres sont également de bons indicateurs.

« J’ai eu raison d’essayer encore puisque, par la suite, toutes mes expériences avec GuesttoGuest* ont été superbes. Avec pas un sou, je vis dans le luxe ! *» dit-elle en riant, « *ravie de [ses] propres bons plans *». Comme l’été dernier par exemple, où elle a pu passer un mois entier sur la Côte d’Azur au bord de la mer, à Saint-Mandrier, près de Toulon, sans dépenser un seul euro pour l’hébergement au plus fort de la saison touristique.

« *J’ai trouvé une petite maison chez une veuve de 70 ans, très jeune d’esprit, sur une presqu’île en dehors des circuits touristiques. On avait une forêt de pins qui longeait la plage, un petit marché, des poissons frais tous les jours … Roselyne m’a prêté sa maison une semaine et, lorsque je lui ai demandé si elle connaissait un bon plan logement pour prolonger mon séjour, elle m’a tout naturellement dit que ses voisins passaient beaucoup de temps sur leur bateau et qu’ils seraient tout à fait disposés à me prêter à leur tour leur maison lorsqu’ils partiraient en mer. *»

D’après elle, l’absence d’argent change beaucoup la donne. Payer pour une location, c’est payer pour une prestation, et on est en droit d’exiger des choses. « *Le fait de ne pas payer nous met dans un autre état d’esprit. Je n’oublie jamais que je vais chez quelqu’un, que j’ai de la chance, et ça me pousse à avoir un autre type de rapport aux gens qui m’entourent. Je ne demande rien, je suis simplement reconnaissante de ce qu’on veut bien m’offrir ». *Son prochain voyage : la Martinique, dans une maison digne d’un hôtel cinq étoiles, avec piscine à débordement donnant sur l’océan.

***« On gagne beaucoup à être dans la confiance plutôt que dans la méfiance » ***

Et sa meilleure expérience en tant qu’hôte, cette fois-ci ? « *Difficile de choisir, car on voit le meilleur de chacun à chaque fois. Chaque expérience est une expérience à part entière … Sans en faire des tonnes, tous m’ont plu à leur façon *». La plupart des gens qu’elle accueille chez elle sont plutôt discrets ; personne n’a jamais « débordé », personne n’a jamais été trop envahissant, trop culotté. On discute pendant le petit-déjeuner, ou le soir, en rentrant ; et, souvent, Monique prend sa voiture, embarque ses invités, et leur fait découvrir Paris. « *J’adore ma ville. Ses histoires dans l’Histoire, ses monuments, ses anecdotes ; les assassinats, les petits détails architecturaux des lieux traversés. En leur racontant tout ça, je me fais plaisir en même temps, sans jamais me lasser *».

Pour elle, recevoir des « guests » est une histoire de respect (de l’intimité d’autrui), de conscience (préparer l’appartement avec de petites attentions à l’égard des invités, avoir une propreté irréprochable) mais, surtout, de confiance. « *J’essaie de convaincre ma voisine de s’inscrire sur Guest to Guest mais elle a peur pour ses affaires. Je peux comprendre mais, personnellement, je ne suis pas très attachée à mes biens matériels. Et, dans ma vie, j’ai gagné un sacré paquet de temps à faire confiance plutôt qu’à être dans la méfiance. Pour les deux ou trois fois dans ma vie où ma confiance a été trahie, il y a un nombre incalculable de fois où faire confiance à des gens m’a beaucoup apporté *».

Du côté de GuesttoGuest, elle n’a jamais eu aucun problème et, de toute façon, elle a suffisamment confiance dans le système de caution et de vérification des membres pour ne pas trop s’inquiéter.

« *Je pense qu’on attire les personnes qui nous ressemblent. L’équilibre se fait instinctivement : on choisit des personnes qui nous ressemblent en lisant le profil, les commentaires, en regardant les photos de la maison… Parfois, on se trompe. Mais ça reste étrangement rare. *»

**Les priorités de Monique sur GuesttoGuest: l’envie de voyager, la gratuité, les maisons **

Enfin, l’autre grand plaisir de Monique, c’est de passer du temps sur le site à regarder les maisons qui y sont. « *J’adore les belles maisons. C’est la maison qui me fait décider, plus que la région. Lorsqu’une amie rentre de Norvège, où elle a passé dix ans, paf, je regarde la Norvège. Je suis une inconditionnelle de l’Asie et de l’Italie, je pourrais partir tous les quatre matins à Rome, mais l’Europe du Nord, c’est chouette aussi *».

Pour elle, la priorité, sur GuesttoGuest, ce n’est pas de rencontrer des gens. Le moteur principal reste l’envie de voyager : **GuesttoGuest **n’est pas un site de rencontre, ce sont les maisons qui sont au coeur du sujet. La gratuité est aussi un facteur important : *« j’ai été contacté par un Balinais qui a une maison de 350 m2 au milieu des rizières. Lui, voudrait venir à Paris deux ou trois mois pour ses affaires. Et moi, je me suis toujours dit que j’irais vivre la moitié de l’année à Bali une fois à la retraite. C’est le moment ou jamais ! *»

Monique a également beaucoup de demandes du Brésil ; mais, s’il lui arrive d’accueillir chez elle des personnes en échange de Guest Points, elle privilégie quand même les personnes chez qui elle pourrait, à son tour, se rendre. Ca ne l’empêche pas de rêver devant les maisons du Costa Rica ou de Californie des gens qui mettent son duplex parisien en « coup de coeur » et de se dire : « *en fait, peut-être que … *»

Et, devant le succès grandissant de GuesttoGuest, ne craint-elle pas que le site perde de son âme, avec 200 000 maisons et bientôt davantage ? « *Je me suis posé la question. Mais, étonnamment, j’ai **constaté l’inverse : les rapports épistolaires sont mieux qu’au début. De plus en plus de gens font de vrais textes. Et les gens répondent davantage à leurs messages : la première année, sur dix messages, j’avais seulement deux réponses. Maintenant, tout le monde répond ! *»

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